Je dirais même plus...
Qui êtes-vous ?
dimanche 20 mars 2011
Consommation citoyenne
Pour lutter contre les préjugés, achetez une voiture !
Libellés :
Vidéos (et des bas)
Sans les félicitations du jury...
L’autre jour, je me plaisais à imaginer ce que pourrait être l’introduction d’une thèse de sociologie dans 150 ans. Par pure frustration de ne pas avancer suffisamment sur la mienne, cela va sans dire… Jusque vers 50 avant l’Ère Festive (soit le premier quart du XXIe siècle dans l’ancien Calendrier Réactionnaire), il était toléré de s’adonner à une forme d’esprit communément nommée « humour ». Ayant pour but de déclencher un mécanisme physiologique primaire, pour ne pas dire archaïque, le « rire », dont les Anciens semblaient apprécier la rudesse barbare, cette pratique consistait en la mise en place de stratégies rhétoriques délibérément hostiles à la Vérité : énonciation de clichés, amalgames, exagération, généralisations, « ironie », paradoxes, mauvaise foi, etc. De toutes les formes d’« humour », les « blagues », également appelées « plaisanteries » ou « histoires drôles » (sic !), étaient sans nul doute les plus stigmatisantes. C’est leur évolution puis leur éradication qui vont être étudiées ici. Le but n’est certes pas d’en cautionner l’existence passée, mais, au contraire, d’honorer un devoir de mémoire, en rendant hommage à tous les Êtres Vivants qui en ont été victimes. De mesurer, en d’autres termes, l’immense chemin parcouru depuis vers la Félicité Universelle, sans pour autant oublier que cette dernière ne tient jamais que par un fragile équilibre, sans cesse menacé.
Libellés :
Méfaits divers
mardi 8 mars 2011
Journée de la contorsion
Voilà qui est singulier. En cette journée si particulière, aucune personnalité ne semble se réjouir du fait qu’un sondage place une femme en tête des intentions de vote pour les prochaines élections présidentielles. Je me demande bien pourquoi…
Libellés :
Rassis-ocination
lundi 7 mars 2011
Fine lame
Macabre découverte dans le 93 : le règlement de compte aux sabres s'est mal terminé à la Courneuve. Sans blague ? Moi qui pensais que tout se passerait au poil...
Libellés :
Collier de perles
vendredi 25 février 2011
Stigmatisation tabagique
Reportage sur l’augmentation du nombre de fumeuses en France. Une femme enceinte fumeuse (qui déclare « assumer », whatever that means) se plaint « du regard des autres » qu’elle subit à chaque fois qu’elle décide de s’en griller une petite. « Au lieu de me dévisager méchamment, explique-t-elle, je préférerais que les gens viennent dialoguer avec moi, pour m’expliquer que ce que je fais est dangereux et me convaincre d’arrêter. Ce serait plus utile. » Enchaînement sur une formation au cours de laquelle des infirmières apprennent à « demander à leurs patientes si elles fument sans les culpabiliser ». Problème : la formation en question ne dure qu’une journée. On pointe du doigt le manque de moyens et de volonté politique… Et moi qui croyais être névrosé…
Libellés :
Collier de perles
jeudi 17 février 2011
S.O.S. Opportunisme
« L’exemple du traitement de la surdélinquance des étrangers et des jeunes issus de l’immigration est ici éclairant. Longtemps nié en France, ce phénomène n’en était et n’en demeure pas moins réel. (…) Nier une évidence, c’est s’interdire d’en offrir une analyse. » (p. 14) Dominique Sopo, S.O.S. antiracisme, Denoël, 2005. Dominique Sopo… Le même Dominique Sopo qui est, aujourd’hui, président de S.O.S. Racisme. Le même Dominique Sopo qui a attaqué Éric Zemmour en justice pour avoir dit que « la plupart des délinquants sont noirs ou arabes ». Pour ceux qui en douteraient encore : non, ces gens-là n’ont aucun sens de l’honneur ; oui, ces gens-là sont des escrocs opportunistes ; oui, ces gens-là nous prennent pour des cons.
Libellés :
Brut de livre,
Merdre
Charge inhabituelles
Je ne saurais pas l’expliquer, mais quelque chose me dit que c’est un piège…
Chers Client (e)
Par mesures de sécurité et Grâce à notre expérience, Nous contrôlons tous les charge inhabituelles liée a votre compte.
Nous avons le regret de vous informer que votre compte freebox sera limité , a cause d'un mouvement inhabituel sur votre compte
Numéro de Référence : BF738492 Pour supprimer cette limitation veuillez mettre à jour de votre information personnel concernant votre compte freebox :
• Cliquez sur le lien suivant : Metter à Jour De Votre Information Personnel .
• Connectez-vous
• Mise à jour vos informations personnelles
• Reconnectez-vous
Vous avez un délai de 48h pour rétablir l'accès à votre compte sans ceux votre compte sera supprimé définitivement ! Veuillez croire, Madames et Monsieurs, à l'expression de nos sentiments les plus respectueux. Service Freebox !
Chers Client (e)
Par mesures de sécurité et Grâce à notre expérience, Nous contrôlons tous les charge inhabituelles liée a votre compte.
Nous avons le regret de vous informer que votre compte freebox sera limité , a cause d'un mouvement inhabituel sur votre compte
Numéro de Référence : BF738492 Pour supprimer cette limitation veuillez mettre à jour de votre information personnel concernant votre compte freebox :
• Cliquez sur le lien suivant : Metter à Jour De Votre Information Personnel .
• Connectez-vous
• Mise à jour vos informations personnelles
• Reconnectez-vous
Vous avez un délai de 48h pour rétablir l'accès à votre compte sans ceux votre compte sera supprimé définitivement ! Veuillez croire, Madames et Monsieurs, à l'expression de nos sentiments les plus respectueux. Service Freebox !
Libellés :
Collier de perles
mardi 15 février 2011
Les amants de la Puta
Nos quatre chevaux s’appellent Pingon (grosse bite), Huevon (grosse couille), Cabron (salopard) et la Puta (la putain). Cette dernière est la seule jument du groupe, c’est la carne que m’a vendue Demesio. Elle a une très longue crinière, le tour des yeux noir, et ressemble effectivement à une vieille pute. Barbas est responsable du bon état des bêtes, c’est un ancien flic de Guanacaste, recherché pour viol de mineurs : en plus d’être pétomane, c’est un obsédé sexuel. J’avais bien remarqué que les autres le blaguaient en appelant la Puta sa fiancée, mais sans y prêter attention. C’est Marcella qui me dévoile le pot aux roses. Depuis que la Puta est arrivée au camp, Barbas se l’encule régulièrement ; j’ai eu bien raison de lui confier les chevaux, car il les aime vraiment. Cunado, à l’origine garçon de chambre dans un bordel, s’inscrit bientôt sur la liste des amoureux, à la grande joie de la Puta, je suppose, car il est doté par la nature d’un membre impressionnant : les autres l’ont surnommé Trois Pattes. Maintenant, une dizaine d’employés se disputent les faveurs de la jument, celle-ci semble bien s’en accomoder : vu son grand âge, c’est une occasion inespérée. Les types se sont même organisés et ont construit un tabouret spécial pour être à la bonne hauteur ; White, ancien mac, a bien essayé de s’associer avec Barbas pour faire payer ces moments de détente, mais, menacé de prendre la place de la jument, il a dû renoncer. Imaginer les petits Ticos, debout sur un tabouret, en train de limer furieusement, m’a bien fait rigoler et je les laisse faire : les risques de jalousies amoureuses sont minimes, et tant qu’ils ne touchent pas à mon cheval… En outre la Puta ne rechigne pas : à mon avis, c’est elle qui les a allumés. Le soir, je peux voir les types se diriger carrément vers le pré un grand sourire aux lèvres, le tabouret dans une main, un lasso dans l’autre. Ils en parlent ouvertement et si Barbas est fier d’être le premier à l’avoir eue, Cunado, lui, se vante d’être le seul à la faire hennir. Cizia Zykë, Oro, 1985.
Libellés :
Brut de livre,
Réservé aux adultes
Provocation pop corm

Début d'une campagne aux affiches volontairement provocatrices : l'une d'elles montre un homme jouant à la roulette russe avec un épi de maïs ! Effectivement, c'est à la limite du soutenable...
Libellés :
Collier de perles
vendredi 11 février 2011
E = ?? !! 2
It struck me as obvious, all of a sudden. Après avoir traîné mes guêtres sur pas mal de blogs, de sites d’information et de débats, après avoir méthodiquement lu des milliers de commentaires « postés » sur des milliers de sujets, je suis en mesure de formuler la loi suivante :
La connerie d’un commentaire est toujours proportionnelle au nombre de points d’interrogation, d’exclamation et de majuscules employés par celui ou celle qui l'écrit.
3 commentaires
Bidule a dit…
On devrait rétablir LA PEINE DE MORT pour un billet si con !!!!!!
Machin a dit…
Un ENFANT aurait pu le dire !!!!! Vous êtes SIMPLE D’ESPRIT ou quoi ????!!!
Bab a dit…
SIMPLE D’ESPRIT ??????? OUI, MAIS IL FALLAIT Y PENSER !!!!!!!!!!!!!!
Libellés :
Humou' je p'écise,
Rassis-ocination
mercredi 9 février 2011
Life was raw
Physical pain, the great leveller, was always waiting its cue. In sickness, there were no anaesthetics, and alcohol was the best pain-killer. People had to cope philosophically, and religiously, with disease (though the English were also notorious for suicide). (…) Life was raw. Practically all youngsters were thrashed at home, at school, at work – and child labour was universal. Blood sports such as cock-fighting were hailed as many trials of skill and courage. Felons were publicly whipped, pilloried and hanged, traitors were drawn and quartered. Jacobites’ heads were spiked on Temple Bar till 1777. (…) People were not squeamish about inflicting or bearing physical pain. (…) Until 1789 women were occasionally burned alive at the stake for murdering their husbands (the crime of petty treason), though a kindly hangman might strangle them before the flames reached them. When a seven-year-old girl was hanged in Norwich for stealing a petticoat, no one protested. (…) Crowds also flocked to see convicted whores stripped to the waist and whipped. Papists and witches equally remained the targets of mass fear and reprisals. Roy Porter, English Society in the Eighteenth Century, 1982.
Libellés :
Anglicisme,
Brut de livre
vendredi 4 février 2011
La question de ouf

Sans trop savoir d’où elles viennent, il m’arrive parfois de me poser des questions qui m’amusent, mais que je ne juge pas suffisamment dignes d’intérêt pour avoir le courage d’aller en chercher les réponses. Voilà qui méritait bien un nouveau libellé, avouez ! « Cherchez pas », ou comment transformer une question de feignant en un billet de feignant. Et donc, en guise d’inauguration : D’où vient que l’on représente les fous avec un entonnoir sur la tête ?
Libellés :
Cherchez pas
jeudi 3 février 2011
Discours aux asticots
Épitaphe à graver sur ma tombe, en temps utile : Entrez, c’est tout vers.
Libellés :
Brève de computoir,
Me absolvo
mardi 1 février 2011
Si vous continuez à parler passion quand je vous parle mariage...
– Pauvre innocente, je vous adorerais pour votre niaiserie. Sachez donc que plus nous aimons, moins nous devons laisser apercevoir à un homme, surtout à un mari, l’étendue de notre passion. C’est celui qui aime le plus qui est tyrannisé, et, qui pis est, délaissé tôt ou tard. Celui qui veut régner, doit… – Comment, madame, faudra-t-il donc dissimuler, calculer, devenir fausse, se faire un caractère artificiel et pour toujours ? Oh ! comment peut-on vivre ainsi. Est-ce que vous pouvez… Elle hésita, la duchesse sourit. – Ma chère, reprit la grande dame d’une voix grave, le bonheur conjugal a été de tout temps une spéculation, une affaire qui demande une attention particulière. Si vous continuez à parler passion quand je vous parle mariage, nous ne nous entendrons bientôt plus. Écoutez-moi, continua-t-elle en prenant le ton d’une confidence. J’ai été à même de voir quelques-uns des hommes supérieurs de notre époque. Ceux qui se sont mariés ont, à quelques exceptions près, épousé des femmes nulles. Eh bien, ces femmes-là les gouvernaient, comme l’empereur nous gouverne, et étaient, sinon aimées, du moins respectées par eux. J’aime assez les secrets, surtout ceux qui nous concernent, pour m’être amusée à chercher le mot de cette énigme. Eh bien, mon ange, ces bonnes femmes avaient le talent d’analyser le caractère de leurs maris. Sans s’épouvanter comme vous de leurs supériorités, elles avaient adroitement remarqué les qualités qui leur manquaient. Soit qu’elles possédassent ces qualités, ou qu’elles feignissent de les avoir, elles trouvaient moyen d’en faire un si grand étalage aux yeux de leurs maris qu’elles finissaient par leur imposer. Enfin, apprenez encore que ces âmes qui paraissent si grandes ont toutes un petit grain de folie que nous devons savoir exploiter. En prenant la ferme volonté de les dominer, en ne s’écartant jamais de ce but, en y rapportant toutes nos actions, nos idées, nos coquetteries, nous maîtrisons ces esprits éminemment capricieux qui, par la mobilité même de leurs pensées, nous donnent les moyens de les influencer. Honoré de Balzac, La Maison du chat-qui-pelote, 1829.
Libellés :
Brut de livre
mercredi 26 janvier 2011
Dicton à la con
Le savoir-faire, c'est bien mais le faire savoir, c'est mieux. Mouais... Allez expliquer ça à Michèle Alliot-Marie.
Libellés :
Brève de computoir
mercredi 19 janvier 2011
Ecoutez vos arpions
Aujourd’hui, alors que je suis au volant de ma voiture, occupé à contempler un feu rouge, il se passe deux choses précisément au même instant : Premièrement, une publicité à la radio m'encourage vivement à profiter des soldes pour "entrer en dialogue avec mes pieds" ("On veut des Kickers !" hurlent ceux de la pub d’une voix de crécelle, en guise d’illustration). Deuxièmement, je lis sur la vitre d’une Twingo, qui s’est arrêtée à ma hauteur, sur la file de droite : "Votre prothésiste ongulaire à domicile !" Un léger frisson me parcourt le corps. Heureusement, le feu passe au vert.
Libellés :
Méfaits divers
De la perfidie de certains biscuits
Hier, déjeuner (toujours fameux) chez C***. Après avoir dégusté une saucisse de Morteau et des lentilles pour lesquelles j’eusse donné au diable toutes les fantaisies de la cuisine moderne, je tombai amoureux d’une charlotte aux framboises qui m’aguichait en me montrant ses biscuits roses et charnus.
C*** me fit toutefois remarquer combien ces biscuits de Reims étaient traîtres : délicieux dans un dessert, ils ne présentaient plus aucun intérêt lorsque l’on avait l’idée saugrenue de les manger tels quels. Ils étaient même si secs et insipides, ajouta-t-elle, qu’on devait pouvoir les conserver ad vitam aeternam sans que cela eût la moindre conséquence. Et d’imaginer cette mention splendide, à inscrire au dos de chaque paquet, comme un memento mori des temps modernes :
À consommer de préférence avant de mourir / Best before you die.
Libellés :
Méfaits divers
samedi 15 janvier 2011
Tous au TGI !
Le « procès Zemmour », s’il a de quoi faire froid dans le dos, aura au moins eu le mérite de nous faire rire un peu. Rire en voyant des champions autoproclamés de la tolérance assigner un journaliste en justice pour un délit d’opinion ; une opinion dont – en l’occurrence – n’importe quel flic, n’importe quel péquin allant faire un tour dans un tribunal correctionnel ou une prison, n’importe quel téléspectateur devinant qui se cache derrière tous ces visages floutés et ces prénoms modifiés, à longueur de reportages sur des faits divers ; bref : une opinion dont n’importe quel type ayant les yeux à peu près en face des trous pourrait confirmer qu’elle reflète la réalité. Rire en constatant que des petits ayatollahs de la pensée, qui passent leur vie à dénoncer les « raccourcis populistes », s’obstinent, quand on leur dit : « La plupart des trafiquants sont noirs et arabes », à entendre, pour mieux s’en indigner : « Tous les noirs et les arabes sont des trafiquants parce qu’ils sont noirs et arabes ». Ainsi le cauchemardesque Dominique Sopo, président de SOS Racisme, fanfaronnait-il, il y a quelques jours : « Éric Zemmour aura l’occasion d’expliquer d’où il tire ces faits. Je rappelle qu’il est interdit en France de faire des statistiques ethniques. Par ailleurs, il devrait apprendre que la corrélation ne veut pas dire la causalité » ; alors même que Zemmour avait déclaré, dès le 27 avril dernier : « On peut discuter des raisons. On peut dire que c’est un classique dans tous les pays d’immigration : les derniers arrivés sont les délinquants (les Irlandais aux États-Unis au XIXe siècle, les Marocains en Israël…) ; on peut dire aussi que c’est à cause des conditions sociales, ou, comme certains sociologues, de l’histoire de la décolonisation. Mais on n’a pas cherché à discuter de ça ; on m’a dit : "Ferme ta gueule !" ». Rire en lisant les commentaires des vidéos de propagande anti-Zemmour postées par une « assoss » qui prétend combattre la « stigmatisation », pourfendre les « préjugés » et encourager les gens à penser par eux-mêmes : « Méfiez-vous des idées qui puent. Cet homme n’est pas sexy. » Y’a du level, comme dirait ma petite cousine… Et puis cette mention, comme un appel au grand rassemblement : « Procès au TGI de Paris le 11-13-14 Janvier [sic] 2010 ». Oui, parce que chez ces gens-là, Monsieur, on est à ce point procéduriers professionnels qu’on parle du Tribunal de Grande Instance par abréviation… Rire jaune, parce qu’on sait pertinemment que si, demain, un étudiant « issu de la diversité » (Quelle « diversité » ? Je croyais qu’il était interdit de dire qu’on était différents ?) à qui un professeur mettrait une mauvaise note avait l’idée d’aller beugler qu’il a été victime d’une « discrimination », le rouleau compresseur aurait écrasé le malheureux prof bien avant que l’on commence à se demander si les allégations de l’étudiant étaient fondées. Voir l’affaire de l’ophtalmologue d’Aix-en-Provence. Rire à s’en étrangler un peu, en songeant que ce lynchage se ferait aux propres frais de sa victime, puisque SOS Racisme est essentiellement subventionnée par l’État français. Rire à en pleurer, mais rire quand même.
Libellés :
Merdre
Le piège du dictionnaire
A typical case of pointless distraction… MÈTRE n. m. (lat. metrum, mesure, gr. metron). 1. Unité de longueur (symb. m), égale à la longueur du trajet parcouru dans le vide par la lumière pendant une durée de 1/299 792 458 de seconde. (Unité de base du SI.) 2. Objet servant à mesurer et ayant la longueur d’un mètre.
ENCYCL. Le mètre avait été primitivement défini comme une longueur égale à la dix-millionième partie du quart du méridien terrestre. Depuis la 1re Conférence générale des poids et mesures (Paris, 1889) et jusqu’à octobre 1960, il était représenté par la distance, à la température de 0 °C, des axes de deux traits parallèles tracés sur le prototype international en platine iridié déposé au pavillon de Breteuil, à Sèvres. De 1960 à 1983, le mètre a été défini à partir d’une des radiations émises par une lampe à décharge contenant l’isotope 86 du krypton. L’utilisation de lasers ayant permis une détermination très précise de la vitesse de la lumière, la nouvelle définition du mètre a été rattachée à la valeur de cette grandeur (résolution de la 17e Conférence générale des poids et mesures, octobre 1983). O.K., O.K., mais moi, au départ, je voulais juste vérifier l’orthographe de « mètre étalon »…
ENCYCL. Le mètre avait été primitivement défini comme une longueur égale à la dix-millionième partie du quart du méridien terrestre. Depuis la 1re Conférence générale des poids et mesures (Paris, 1889) et jusqu’à octobre 1960, il était représenté par la distance, à la température de 0 °C, des axes de deux traits parallèles tracés sur le prototype international en platine iridié déposé au pavillon de Breteuil, à Sèvres. De 1960 à 1983, le mètre a été défini à partir d’une des radiations émises par une lampe à décharge contenant l’isotope 86 du krypton. L’utilisation de lasers ayant permis une détermination très précise de la vitesse de la lumière, la nouvelle définition du mètre a été rattachée à la valeur de cette grandeur (résolution de la 17e Conférence générale des poids et mesures, octobre 1983). O.K., O.K., mais moi, au départ, je voulais juste vérifier l’orthographe de « mètre étalon »…
Libellés :
Humou' je p'écise
samedi 8 janvier 2011
... ou, si je suis fou...
Qu’un chevalier errant ait sujet de devenir fou, voilà qui n’a ni goût ni grâce : tout l’art est de déraisonner sans motif, en donnant à entendre à ma dame que, si je le fais à froid, que ne ferai-je à chaud ? D’autant que m’en offre ample occasion ma longue absence, qui me sépare de celle qui sera toujours ma dame, Dulcinée du Toboso ; car tu l’as déjà entendu dire par Ambrosio, le berger de l’autre jour : qui est absent, tous les maux craint et ressent. Aussi, ami Sancho, ne perds pas ton temps à me déconseiller une imitation aussi rare, aussi heureuse et aussi nouvelle. Fou je suis, et fou je resterai jusqu’à ce que tu reviennes avec la réponse à une lettre que je pense te faire pour madame Dulcinée : si elle est telle que le requiert ma fidélité, ma folie ne cessera qu’avec ma pénitence ; et, dans le cas contraire, je deviendrai fou pour de bon et, dans cet état, je ne sentirai ni ne regretterai rien. C’est pourquoi, quelle que soit sa réponse, si je suis sage, je sortirai de la confusion et du tourment où tu m’auras laissé en jouissant du bonheur que tu m’apporteras, ou, si je suis fou, en ne ressentant pas le malheur que tu me donneras. Miguel de Cervantès, L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, 1605.
Libellés :
Brut de livre
jeudi 30 décembre 2010
Youpi, c'est la fête !
Sondage RMC : 80 % des Français n'aiment pas fêter le Nouvel An. J'aurais bien une solution un peu folle, qui serait de ne pas le fêter... Je sais, je sais, c'est couillu et ça peut aller chercher dans les 10 ans de taule, mais ça vaudrait le coup d'essayer, non ?
Libellés :
Collier de perles
mardi 28 décembre 2010
Chronique d'une mort annoncée
Je ne suis peut-être pas d’un naturel foncièrement optimiste, mais s’il y a une antienne qui ne m’inspire aucune inquiétude, c’est bien celle de la « désaffection des gens pour la lecture ». D’abord parce que j’ai grandi en entendant annoncer cette « catastrophe » à l’envi sans jamais vraiment la constater moi-même. Dans les années 90, c’étaient les jeux vidéo et le déferlement de programmes abrutissants à la télévision qui devaient, à coup sûr, tuer le livre. On attend encore l’enterrement… Aujourd’hui, ce sont internet et le téléphone portable qui s’apprêteraient à porter l’estocade à la littérature, tout comme ils auraient déjà estourbi l’orthographe. Pourquoi pas… La seule chose que s’apprête à estourbir internet, à mon avis, c’est la télévision (ironie du sort…), mais c’est un autre sujet. Et puis surtout, j’ai beau faire tous les efforts du monde, je ne vois pas où serait le drame même si les gens ne lisaient effectivement plus du tout. On me dira que la lecture est un outil de culture, et que la désaffection des gens pour les livres est donc symptomatique d’une tendance à la « déculturation ». Soit. Mais, à supposer que cette désaffection existe, elle n’est, précisément, que cela : un symptôme. Autrement dit, elle montre le problème de la « déculturation » par le petit bout de la lorgnette. Jetez un œil au programme d’histoire d’un lycéen. Comparez le niveau du baccalauréat d’aujourd’hui à celui du « certif » d’antan. Voyez si les « élites » médiatiques, artistiques ou politiques sont cultivées ou si elles prônent la culture (et si oui, quelle culture ?) On reparlera de la lecture après cela. Second argument (dont il est plaisant de constater qu’il est, presque toujours, dissocié du premier) : la lecture est un plaisir immense dont beaucoup se priveraient, sans savoir ce qu’ils perdent. Rien n’est plus vrai. Mais l’humanitarisme s’est-il à ce point développé que l’on trouve désormais le temps de s’émouvoir du sort des « non-lecteurs » ? Le droit d’ingérence a-t-il à ce point tout conquis qu’on croie légitime de faire le bonheur de ces infortunés malgré eux ? Va-t-on bientôt leur larguer, par hélicoptère, des colis de survie contenant les œuvres complètes de Balzac ou de Proust ? Va-t-on organiser un « Bibliothon » ou un « Marathon des Mots » pour leur « redonner le goût de lire » ? (À vrai dire, j’ai peur que ça n’existe déjà – pas le courage d’aller vérifier.) Est-ce que je crois que la lecture est enrichissante ? Je pourrais – si le sujet n’était pas beaucoup trop intime – citer, sans trop y réfléchir, cinq ou six ouvrages qui ont changé ma vie, au sens propre. Est-ce que j’aime lire ? C’est l’un de mes plus grands plaisirs sur cette terre. Comme l’avait dit Marc-Édouard Nabe dans son suicide médiatique de jeunesse, un livre c’est « un monde qui arrive, cosmiquement » : « on entre dans un auteur comme dans une cathédrale, on est complètement envahi », on « vit pour ça », on en « transpire ». Cela dit, en ai-je quelque chose à foutre que mon voisin du dessus préfère lire Albert Camus, Alexandre Jardin, le dernier catalogue Ikea ou pas même cela ? En toute franchise, rien du tout. Suis-je peiné de constater que certaines de nos têtes blondes « boudent les livres » (comme disent les journalistes) ? Pas plus. Je laisse à leurs parents le soin de s’en émouvoir à ma place ; ces parents qui ont vécu dans la trouille de passer pour fachos ou d’ « écœurer » leurs rejetons en leur imposant la moindre lecture, et s’étonnent ensuite que le petit dernier ait à peine suffisamment de vocabulaire pour envoyer un sms. On me dira encore que les lecteurs d’aujourd’hui sont les écrivains de demain. Plus de lecteurs, plus d’écrivains. Soit ! On s’en passera. J’aurais de quoi remplir trois vies avec tous les chefs d’œuvre déjà écrits que je n’ai pas encore lus. Plus d’éditeurs non plus pour les diffuser ? Pas grave ! Il restera les bibliothèques. Je doute qu’on décide de les fermer dans les années qui viennent, quand bien même plus personne n’y mettrait les pieds. Pour une fois, le spectre des bûchers de livres sur fond de croix gammées servirait à quelque chose. Quoi qu’on en dise, la lecture est un plaisir fondamentalement solitaire et égoïste. En ce qui me concerne, tant que j’aurai un œil valide, tous les « lecteurs », « non-lecteurs » et « faux lecteurs » du monde pourront bien aller au diable !
Libellés :
Rassis-ocination
vendredi 24 décembre 2010
La formule du jour
Au sujet d'un restaurant : J'ai trouvé ça un peu cher pour le prix...
Libellés :
Collier de perles
dimanche 12 décembre 2010
Na !
Je voudrais voir un peu Louis XIV avec un « assuré social » !... Il verrait si l’État c’est lui !... pensez les milliards que représente le moindre cotisant ! ah, Louis peigne-chose !... pensez, Louis-Soleil, la trouille rien que pour changer de chirurgien ! il vivait plus !... l’étiquette !... votre « assuré » si il se gratte pour vous foutre en l’air ! vous traiter pourriture poisson !... vos conseils ?... ah, là là ! vieux pitre !... « vacances » qu’on vous demande ! et signez !... tampon et salut ! vieux parasite ! « huit jours, comprenez !... un mois !... et merde ! satané clown ! votre cachet !... vos ordonnances ?... à rire !... à rire !... déjà des pleins tiroirs et chiottes d’ordonnances ! et autre chose que vous ! des plus grands maîtres et Professeurs et Chiropractes de Neuilly, Saint-James et Monceau ! quels salons !... de ces tapis ? des pelouses !... dix infirmières !... vingt dictaphones !... eh bien ! eux-mêmes ! ces demi-dieux, ce qu’ils ont prescrit, on s’en torche ! alors vous ?... votre tampon !... vite ! regardez pas !... signez !... salut ! » Louis-Ferdinand Céline, D’un château l’autre, 1957.
Libellés :
Brut de livre
jeudi 9 décembre 2010
Le scoop-marronnier
Chutes de neige : Nous n'avons pas connu ça depuis 30 ans ! Oui. Comme l'an dernier, en somme...
Libellés :
Collier de perles
mercredi 8 décembre 2010
dimanche 5 décembre 2010
Sortie dominicale 2
Ouverture de certains commerces le dimanche... Cet après-midi, les grands magasins ont opportunément servi de refuge contre le froid. C'est vrai qu'on croise beaucoup de SDF aux Galeries Lafayette...
Libellés :
Collier de perles
Tout le monde descend
Quartier lointain, manga de Jirô Taniguchi : Hiroshi, homme d’affaires de 48 ans marié et père de deux enfants, un peu porté sur la bibine, prend par erreur un train qui le ramène dans la ville de son enfance. Après qu’un étrange malaise s’est emparé de lui devant la tombe de sa mère, il se retrouve au début des années 60, dans la peau du gamin de 14 ans qu’il a été. Sa mère est vivante, sa famille heureuse. Sans savoir si cette aventure n’est qu’une parenthèse rêvée ou une véritable nouvelle vie, il reprend l’école, retrouve ses vieux jeunes amis dont il connaît déjà le destin et revit ses premiers émois amoureux. Mais surtout, il a quelques mois pour résoudre un mystère qui a pesé lourd dans sa vie : pourquoi, un beau jour, son père a-t-il décidé de prendre un train pour ne jamais revenir ? Scénario et dessin très soignés pour ce grand classique du manga récemment adapté à l’écran (encore un !). Un peu trop soignés, peut-être ? On a plaisir à suivre les aventures d’Hiroshi et certaines scènes sont carrément jouissives. Taniguchi exploite habilement les situations qu’appelle son histoire : jeux d’échos et de déjà-vu, mélange de pouvoir donné par la prescience et d’impuissance à en tirer profit, décalage entre le corps et l’esprit… Mais l’ensemble tourne parfois un peu en rond ou à vide, et l’issue demeure assez convenue (« hésitation » entre rêve et réalité ; idée selon laquelle c’est en se replongeant dans son passé / enfance que l’on devient adulte…) Sur ce terrain-là, autant lire A Christmas Carol de Dickens. Autre réserve, la seconde adolescence de ce garçon m’a paru bien lisse, pour ne pas dire gentillette. La faute au décalage culturel, sans doute. Je ne suis pas vraiment le public cible de ce manga : je n’ai pas grandi dans le Japon des années 60, et en l’occurrence, il me semble que c’est, au moins dans une certaine mesure, un problème. J’ai conscience des références glissées çà et là (d’autant que le traducteur les décode souvent, sous forme de notes de bas de page), mais je n’y suis évidemment pas sensible. C’est mal barré pour la nostalgie. Cette enfance n’a pas été la mienne.
Libellés :
Bulles
Inscription à :
Articles (Atom)
Libellés
- Anglicisme (18)
- Brève de computoir (5)
- Brut de livre (38)
- Bulles (9)
- Cherchez pas (2)
- Clichés (6)
- Collier de perles (29)
- Croquis gnôlesque (15)
- Exhibitions (2)
- Humou' je p'écise (6)
- Me absolvo (3)
- Méfaits divers (24)
- Merdre (18)
- Pèrefourades (1)
- Point final (1)
- Private joke (1)
- Rassis-ocination (11)
- Réservé aux adultes (5)
- Toiles (6)
- Tranches de vie (1)
- Trois coups (1)
- Vidéos (et des bas) (13)
- Vocalises (16)



