Je dirais même plus...

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mardi 15 février 2011

Les amants de la Puta

Nos quatre chevaux s’appellent Pingon (grosse bite), Huevon (grosse couille), Cabron (salopard) et la Puta (la putain).
Cette dernière est la seule jument du groupe, c’est la carne que m’a vendue Demesio. Elle a une très longue crinière, le tour des yeux noir, et ressemble effectivement à une vieille pute. Barbas est responsable du bon état des bêtes, c’est un ancien flic de Guanacaste, recherché pour viol de mineurs : en plus d’être pétomane, c’est un obsédé sexuel. J’avais bien remarqué que les autres le blaguaient en appelant la Puta sa fiancée, mais sans y prêter attention.
C’est Marcella qui me dévoile le pot aux roses. Depuis que la Puta est arrivée au camp, Barbas se l’encule régulièrement ; j’ai eu bien raison de lui confier les chevaux, car il les aime vraiment.
Cunado, à l’origine garçon de chambre dans un bordel, s’inscrit bientôt sur la liste des amoureux, à la grande joie de la Puta, je suppose, car il est doté par la nature d’un membre impressionnant : les autres l’ont surnommé Trois Pattes.
Maintenant, une dizaine d’employés se disputent les faveurs de la jument, celle-ci semble bien s’en accomoder : vu son grand âge, c’est une occasion inespérée. Les types se sont même organisés et ont construit un tabouret spécial pour être à la bonne hauteur ; White, ancien mac, a bien essayé de s’associer avec Barbas pour faire payer ces moments de détente, mais, menacé de prendre la place de la jument, il a dû renoncer.
Imaginer les petits Ticos, debout sur un tabouret, en train de limer furieusement, m’a bien fait rigoler et je les laisse faire : les risques de jalousies amoureuses sont minimes, et tant qu’ils ne touchent pas à mon cheval…
En outre la Puta ne rechigne pas : à mon avis, c’est elle qui les a allumés. Le soir, je peux voir les types se diriger carrément vers le pré un grand sourire aux lèvres, le tabouret dans une main, un lasso dans l’autre. Ils en parlent ouvertement et si Barbas est fier d’être le premier à l’avoir eue, Cunado, lui, se vante d’être le seul à la faire hennir.
Cizia Zykë, Oro, 1985.

vendredi 2 juillet 2010

Ah, papito, tu me rends zinzin !

Quelques soirs plus tard, il y a eu une petite fête pour les participants au colloque. À part moi, ils étaient tous profs d'université et ils ne dansaient pas. Des gens sérieux, quoi. Ils ne faisaient que parler et parler. J'avais remarqué l'Africaine au téléphone avec son mari, auparavant. Un cadre militaire important dans leur pays, visiblement. Elle répétait tout le temps : « Oh, honey, I love you. » Par la suite, elle m'a montré une photo de ses trois enfants et de son mec en uniforme de parade, et elle très jolie en habit traditionnel... Toujours est-il qu'elle a abusé du vin, ce soir-là. On a bu quelques verres ensemble. À un moment, elle est venue à moi avec le plus doux sourire qui soit et elle m'a entraîné sur la piste de danse. Je n'avais pas envie de ça, moi. Elle me serrait contre elle, me caressait le dos, me disait dans l'oreille : « Ooh, very nice, very nice. Ooh, really very nice. » J'ai le dos très sensible, moi. J'ai plaqué mes mains sur cet énorme, splendide cul africain, et cinq minutes plus tard on était dans ma chambre, à l'étage au-dessus. Ça a été grandiose. Ses cheveux sentaient le sale. Elle avait de petites tresses qui n'avaient pas été défaites depuis Dieu sait quand, très mignonnes avec leurs boules de couleur mais vraiment puantes, alors je me suis concentré sur d'autres régions de son anatomie. Dehors il faisait à peine plus que zéro mais on suait et on suait, nous deux. Elle était fantastique, incroyablement souple, et elle levait les jambes à l'azimut. J'avais la tête fourrée là-dedans quand elle a lâché deux pets bien sonores. Je la besognais avec la langue et j'ai senti les deux jets d'air sous pression m'atteindre au front. J'ai risqué un coup d'oeil. Pas de merde. Okay. En avant. Elle était très agitée, elle. Elle me prenait la bite dans les mains. Elle la voulait. Moi, j'avais le préservatif déjà prêt. Je me suis couvert et j'ai plongé dans la jungle noire. Inoubliable. Très folklorique, tout ça. Il était quatre heures du matin ou presque lorsqu'elle est retournée prudemment à sa chambre. Moi, je suis descendu boire un peu de thé et me fumer un bon cigare. Il y avait encore quelqu'un par là. Un Vietnamien homo allongé sur un canapé, en train de regarder la chaîne Playboy à la télé. Une couverture tirée sur lui. Par en dessous, sa main s'activait dur. Branlette vietcong dans l'aube scandinave. On fait ce qu'on peut.
Le lendemain, j'ai essayé de remettre le couvert mais l'Africaine gardait les yeux au sol. Sans oser me regarder, elle a murmuré : « Sorry. Too much wine yesterday night. Sorry. »
J'ai voulu jouer le latin lover. Je lui ai dit que ça avait été super, qu'elle n'avait pas à regretter, que rien n'était plus naturel entre un homme et une femme qui se plaisent. Des idioties de ce genre. Mais elle ne s'est pas laissé convaincre. Les jours suivants, elle m'a évité. Alors j'ai demandé au Vietnamien gay à quelle heure passaient les meilleurs films, sur la chaîne de Playboy.
Pedro Juan Guttiérez, Animal tropical, 2000.

lundi 13 juillet 2009

J'entends le renard


Merci infiniment à A*** de m'avoir fait découvrir ce bijou, que je ne cesse désormais d'écouter, religieusement.
Heureusement qu'elle ne comptait pas chanter aux Francofolies, elle...

mercredi 22 avril 2009

Phalange strip-tease




Je remercie chaleureusement C***, amie thésarde, pour l’envoi de ces magnifiques – pour ne pas dire érotiques – clichés, sur lesquels, comme moi, elle est tombée en dépouillant les archives numérisées d’un périodique (voir mon billet « Digital version » du 24 mars). Notez bien les couleurs chatoyantes et la fantaisie du protège-doigt. Une touche de glamour qui, n’en doutons pas, saura ravir les universitaires les plus blasés au cours de leurs recherches.

C*** me suggère également – et je trouve l’idée excellente – de faire de ces trésors un album, un peu comme dans Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain. Le mouvement est lancé. Qui sait ? Peut-être un jour me mettrai-je en quête des petites mains qui se cachent derrière ces masques de latex.

dimanche 22 février 2009

Coming soon


À quoi bon vous expliquer comment j’ai échoué là ? Je serais bien tenté de me justifier, de défendre mon honneur, de vous démontrer que ni ma moralité ni mon épanouissement ne sont à mettre en doute. Mais je n’en ai pas le temps et de toute façon, vous ne me croiriez pas. Peu importe.

Toujours est-il qu’en fouinant dans le rayon DVD d’un grand site web de vente par correspondance, vous aurez accès à une rubrique « Parodies X ». Or, cette dernière compte quelques longs-métrages (si je puis dire…) dont les titres au moins sont de véritables bij… euh, chefs-d’œuvre.

Sachez donc, bande de petits veinards, que pour une poignée d’euros, vous pourrez vous offrir :

Fuck and Furious
Sexual Suspects
Un gars deux filles
Les Baisées font du ski
(Y retrouve-t-on la fameuse scène du planter de bâton ?)
Baise-moi si tu peux
Bienvenue chez les ch’tites coquines
Ma sorcière bien baisée
(malheureusement épuisée – on la comprend !)
Nique Bill
Lannie, chienne infidèle
Matrik X
La Planète des seins

Et mon préféré :
Le Seigneur des anus (Orthographe non-contractuelle)

Alors franchement, qu’est-ce que vous attendez, au juste ?