Chanson découverte dans la meilleure scène de La Règle du jeu, de Jean Renoir.
Je dirais même plus...
Qui êtes-vous ?
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jeudi 24 mars 2011
jeudi 21 octobre 2010
Six pieds sous terre, tu ris encore
Nous parlons en silence
D'une jeunesse vieille.
Nous savons tous les deux
Que le monde sommeille
Par manque d'imprudence.
D'une jeunesse vieille.
Nous savons tous les deux
Que le monde sommeille
Par manque d'imprudence.
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Vocalises
lundi 11 octobre 2010
vendredi 1 octobre 2010
lundi 21 juin 2010
Fugue en sol clément
Ce soir, c'est la fête de la musique.
Cette année, le thème en est "la musique au féminin".
Si vous voyez deux meilleures raisons pour s'éclipser à la campagne, faites-moi signe à mon retour.
Cette année, le thème en est "la musique au féminin".
Si vous voyez deux meilleures raisons pour s'éclipser à la campagne, faites-moi signe à mon retour.
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samedi 19 juin 2010
Pour mémoire
Je sais bien que - quelle que soit sa valeur - aucune oeuvre n'a jamais été ni ne sera jamais le reflet de son époque, pour la bonne et simple raison que, précisément, elle en fait partie et ne saurait donc en être extraite pour se tenir face à elle, à la manière d'un miroir. Ainsi, s'il est toujours possible - et, à vrai dire, enivrant - de réfléchir une époque à travers une oeuvre (et même d'en réfléchir deux : la nôtre et la sienne), il me semble en revanche illusoire de penser qu'une oeuvre puisse réfléchir une époque. Il n'en demeure pas moins que si, dans 1000 ans, il venait à un historien l'idée saugrenue de résumer notre époque, par le biais d'un document qui en condenserait les traits les plus saillants, c'est probablement par ici qu'il faudrait que ce farfelu se tourne...
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jeudi 1 avril 2010
C'est mes frères, autour de moi...
Ce matin, j'ai enfin pris le temps d'aller acheter l'album Mon Paradis de Christophe Maé. Oui, je sais : il vient juste d'en sortir un nouveau, mais chaque chose en son temps. Je n'avais déjà pas le précédent ! Je ne vous cache pas que je l'écoute en boucle. C'est le rayon de soleil de ma journée ! Surtout la magnifique chanson "C'est ma terre", qui - à mon humble avis - mériterait de passer davantage à la radio. Heureusement que dans notre société individualiste, il reste des artistes avec un vrai univers à part. Côté musical, c'est irréprochable. Quant aux paroles, elles nous font réfléchir sur notre regard et nos certitudes, qui sont bien souvent des préjugés. "Quand il y a danger, on regarde son voisin, c'est bizarre / Sans voir qu'on l'a peut-être laissé trop longtemps à l'écart". C'est tout à fait ça ! Au delà de nos différences, on est tous pareils !
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dimanche 14 mars 2010
Ni la cheminée de faux marbre
Ni la peur de mourir un jour
Dans quelque ville frontalière
Sans tenir la main d'un amour
Ne les arrête sur la terre
Les Nomades Et quand on voit sous les platanes
Passer les mulets et les ânes
On a beau être des profanes
On voudrait suivre la caravane
Des Nomades
Dans quelque ville frontalière
Sans tenir la main d'un amour
Ne les arrête sur la terre
Les Nomades Et quand on voit sous les platanes
Passer les mulets et les ânes
On a beau être des profanes
On voudrait suivre la caravane
Des Nomades
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vendredi 12 février 2010
Une croquignole ?
Elle lui dit, d'un p'tit air doux :
"Ben mon cher monsieur si vous
N'aimez pas les gâteaux secs
Mangez donc d'la m*** avec..."
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jeudi 21 janvier 2010
I want my rock stars dead!
Quand Bill Hicks parle de musique, les pendules sont remises à l'heure...
Cause you know, if you play New Kids on the Block albums backwards... they sound better, you know. "Oh come on, Bill, they're the New Kids, don't pick on them! They're so good and they're so clean-cut and they're such a good image for the children..." Fuck that! When did mediocrity and banality become a good image for your children? I want my children to listen to people who fucking ROCKED! I don't care if they died in puddles of their own vomit! I want someone who plays from his FUCKING HEART! "Mommy, mommy, the man that Bill told me to listen to has a blood bubble on his nose!" SHUT UP AND LISTEN TO HIM PLAY! The New Kids! "Hi! We're the New Kids and we're so good and clean-cut! We're so clean-cut!" Sieg Heil! Heil! Heil! A good clean country... Heil! Heil! Heil! FUCK THAT! I WANT MY ROCK STARS DEAD! I want them to fucking play with one hand and put a gun in their other fucking hand and go "I HOPE YOU ENJOY THE SHOW!" BANG! YEEEEEEES! YEEEEEEES! PLAY FROM YOUR FUCKING HEART!... ... ... I am available for children's parties, by the way...
Drugs have done good things for us and if you don’t believe they have, do me a favour – take all your albums, tapes, CDs and burn them cause you know what? The musicians who made that great music that has enhanced your lives throughout the years… Reeeeeal fucking high! Oooooooookay! And these other musicians today who don't do drugs and in fact speak out against them? Boy, do they suck! What a coincidence! Ball-less, soulless, spiritless corporate little bitches, suckers of Satan's cock, each and every one of them! "We're rock stars against drugs cause that's what the President wants." Aw, suck Satan's cock! That's what we want, isn't it, government-approved rock and roll? "Whooh, we're partying now! We're rock stars who do Pepsi Cola commercials!" Suck Satan's cock! Put that big scaly pecker down your gullet! Drink that black worm jism! Drink it! Fill your little bellies! Ha ha ha! Send in Vanilla Ice. Hello Vanilla. Says here on your application, you have no talent, and yet you want to be a star… I think something can be arranged. Suck Satan's cock! I will lower the standards of the earth. I will put 56 channels of American Gladiators on every TV. I will put all the money in the hands of 14-year-old girls. They will think you are charismatic, deep and edgy. Oooooooooooh!... … Send in MC Hammer on your way out… Hello Hammer. Back again, huh?
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jeudi 22 octobre 2009
Demandez-vous, belle jeunesse...
Ils étaient usés à quinze ans
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s'appelaient décembre
Quelle vie ont eue nos grands-parents
Entre l'absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d'être
Quinze heures par jour le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendre
Oui not' Monsieur oui not' bon Maître
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
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vendredi 9 octobre 2009
La radoteuse de Serge
Madame Nostalgie
Tu pleures sur un nom de ville
Et tu confonds, pauvre imbécile,
L'amour et la géographie.
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lundi 13 juillet 2009
J'entends le renard

Merci infiniment à A*** de m'avoir fait découvrir ce bijou, que je ne cesse désormais d'écouter, religieusement. Heureusement qu'elle ne comptait pas chanter aux Francofolies, elle...
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mardi 23 juin 2009
Top délire méga groove

Depuis le temps, j’aurais pourtant dû retenir la leçon : je suis absolument incapable de travailler en écoutant de la musique. Mais c’est plus fort que moi ; quand le travail en question est particulièrement fastidueux, je surestime mon pouvoir de concentration et retente ma chance. Hier, alors que je jouais les scribes en recopiant, pour la thèse, des citations glanées lors de diverses lectures, j’ai ainsi eu l’excellente idée de lancer un petit pot-pourri de tubes des années 90. (Bloody nostalgia!) Voilà le résultat :
In many ways, faith in the eighteenth century seems to concentrate upon itself a whole set of tensions and contradictions. On the one hand, for instance, a lot of Anglicans wondered how and why yesterday you told me ’bout the blue blue sky, and all that I can see is just a yellow lemon-tree. In this respect, the writings of the then Archbishop of Canterbury are particularly revealing: “What if God was one of us? Just a slob like one of us? Just a stranger on the bus, trying to make his way home?”
Yet on the other hand, Protestantism as a whole went through a series of changes. Whereas the doctrines which composed it had been rather simple et funky since the Reformation, from the 1720s onwards it tended to become Beregovoy, aussi vite que Senna, je veux atteindre le nirvana.
For modern readers of course, this apparent paradox may be puzzling, but that’s okay cause I’ve got no self-esteem. After all, it should be kept in mind that such changes did not only take place in Britain but also throughout Europe and even, to a certain extent, around the world around the wooooorld around the world around the wooooorld – particularly after 1776. Indeed, it was no coincidence that George III’s famous statement (“Love me, love me, say that you love me, fool me, fool me, go on and fool me.”) was delivered that very same year. As a result, our first purpose will consist in determining if it makes you happy it can’t be that baa-a-a-ad, if it makes you happy then why the hell are you so sad?
Je vous invite d’ores et déjà tous à ma soutenance (pas de baskets, s’il vous plaît). Il y aura un DJ et une boule à facettes. J’ai hâte !
In many ways, faith in the eighteenth century seems to concentrate upon itself a whole set of tensions and contradictions. On the one hand, for instance, a lot of Anglicans wondered how and why yesterday you told me ’bout the blue blue sky, and all that I can see is just a yellow lemon-tree. In this respect, the writings of the then Archbishop of Canterbury are particularly revealing: “What if God was one of us? Just a slob like one of us? Just a stranger on the bus, trying to make his way home?”
Yet on the other hand, Protestantism as a whole went through a series of changes. Whereas the doctrines which composed it had been rather simple et funky since the Reformation, from the 1720s onwards it tended to become Beregovoy, aussi vite que Senna, je veux atteindre le nirvana.
For modern readers of course, this apparent paradox may be puzzling, but that’s okay cause I’ve got no self-esteem. After all, it should be kept in mind that such changes did not only take place in Britain but also throughout Europe and even, to a certain extent, around the world around the wooooorld around the world around the wooooorld – particularly after 1776. Indeed, it was no coincidence that George III’s famous statement (“Love me, love me, say that you love me, fool me, fool me, go on and fool me.”) was delivered that very same year. As a result, our first purpose will consist in determining if it makes you happy it can’t be that baa-a-a-ad, if it makes you happy then why the hell are you so sad?
Je vous invite d’ores et déjà tous à ma soutenance (pas de baskets, s’il vous plaît). Il y aura un DJ et une boule à facettes. J’ai hâte !
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jeudi 16 avril 2009
Mangez des pommes !
Guillaume Tell n’est certes pas l’opéra le plus connu de Monsieur Tournedos (à moins que ce ne soit Tournedisque). Il ne compte d’ailleurs « que » deux airs passés à la postérité : l’allegro vivace de l’ouverture* et le divertissement dansé par les villageois au premier acte.
Et pourtant, il gagne beaucoup à être découvert. Surtout dans la magnifique version mise en scène par Francesca Zambello et enregistrée à Paris Bastille, avec Thomas Hampson dans le rôle titre et Bruno Campanella à la baguette. Interprétation soignée, voix marquantes, décors sobres et cohérents et surtout, réalisation irréprochable. Voilà un opéra filmé qui « présente » mieux que bien des films-opéras. Un régal.
* Pour une version explosive de la fameuse – et maintes fois détournée – ouverture, on pourra aller jeter une oreille par ici… Ce petit malin s’est aussi payé l’ouverture du Barbier de Séville.
Et pourtant, il gagne beaucoup à être découvert. Surtout dans la magnifique version mise en scène par Francesca Zambello et enregistrée à Paris Bastille, avec Thomas Hampson dans le rôle titre et Bruno Campanella à la baguette. Interprétation soignée, voix marquantes, décors sobres et cohérents et surtout, réalisation irréprochable. Voilà un opéra filmé qui « présente » mieux que bien des films-opéras. Un régal.
* Pour une version explosive de la fameuse – et maintes fois détournée – ouverture, on pourra aller jeter une oreille par ici… Ce petit malin s’est aussi payé l’ouverture du Barbier de Séville.
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dimanche 8 février 2009
Carmen la belle infidèle ?
En écoutant Carmen de Bizet (version Johnson / Domingo / Raimondi), je m’amuse à lire quelques passages de la traduction anglaise du livret. À l’acte III, ça chauffe entre don José et Escamillo, qui se battent « à coups de navaja » pour les beaux yeux (noirs) de la cigarière. Escamillo a le dessus une première fois mais refuse de porter l’estocade à José sous prétexte que celui-ci n’est pas un taureau. Puis c’est au tour du brigadier redevenu soldat devenu déserteur de vouloir larder le torero. Cependant, entre deux parties de tarot pas franchement réjouissantes, Carmen arrive juste à temps pour interrompre la rixe. Escamillo la remercie avant de s’adresser à son rival. C’est alors que j’ai la surprise de lire ces lignes :
As for you, fine soldier,
I’ll have a return fight, and we’ll play for the beauty
Whenever you’re willing to meet again.
censées traduire celles-ci :
Quant à toi, beau soldat,
Je prendrai ma revanche et nous jouerons la belle
Le jour où tu voudras reprendre le combat.
Ce qui m’interpelle, c’est cette « belle » dont le traducteur a manifestement compris qu’il s’agissait de Carmen. Et pourquoi pas, après tout ? J’ai toujours pensé (sans jamais vraiment y réfléchir, cela dit) que la « belle » s’entendait ici au sens sportif, c’est-à-dire comme une partie devant départager deux adversaires à égalité (« a decider » en anglais, je crois). Le contexte le laisse tout de même assez nettement penser. Le traducteur du livret de la version Callas partage d’ailleurs cette opinion :
As for you, my fine soldier,
I’ll take my revenge, and we’ll play for two out of three
Whenever you wish to renew the fight!
(« two out of three » : deux manches gagnantes sur trois)
Mais présenter la bohémienne dont il s’est entiché comme le trophée du combat, voilà qui sonne finalement assez juste dans la bouche d’Escamillo. Alors autant y voir un petit double sens qui, en français, enrichit sa réplique.
Moralité : il faut vraiment être abruti pour aller regarder la traduction anglaise d’un opéra français…
Note :
La rédaction de ce billet me rappelle que, quand j’étais enfant, il existait, pour les diverses compétitions auxquelles nous nous livrions, au gré de notre imagination, une sorte de pyramide des revanches, bien entendu destinée à faire durer le plaisir du jeu. La « belle » n’en était qu’une étape (la troisième, après la « revanche » stricto sensu), mais cela continuait ensuite. C’était encore plus sophistiqué qu’un protocole de duel ! Le plus étonnant est que chacune de ces étapes – dont l’ordre même était continuellement sujet de disputes – portait un nom. Impossible de m’en souvenir, malheureusement.
As for you, fine soldier,
I’ll have a return fight, and we’ll play for the beauty
Whenever you’re willing to meet again.
censées traduire celles-ci :
Quant à toi, beau soldat,
Je prendrai ma revanche et nous jouerons la belle
Le jour où tu voudras reprendre le combat.
Ce qui m’interpelle, c’est cette « belle » dont le traducteur a manifestement compris qu’il s’agissait de Carmen. Et pourquoi pas, après tout ? J’ai toujours pensé (sans jamais vraiment y réfléchir, cela dit) que la « belle » s’entendait ici au sens sportif, c’est-à-dire comme une partie devant départager deux adversaires à égalité (« a decider » en anglais, je crois). Le contexte le laisse tout de même assez nettement penser. Le traducteur du livret de la version Callas partage d’ailleurs cette opinion :
As for you, my fine soldier,
I’ll take my revenge, and we’ll play for two out of three
Whenever you wish to renew the fight!
(« two out of three » : deux manches gagnantes sur trois)
Mais présenter la bohémienne dont il s’est entiché comme le trophée du combat, voilà qui sonne finalement assez juste dans la bouche d’Escamillo. Alors autant y voir un petit double sens qui, en français, enrichit sa réplique.
Moralité : il faut vraiment être abruti pour aller regarder la traduction anglaise d’un opéra français…
Note :
La rédaction de ce billet me rappelle que, quand j’étais enfant, il existait, pour les diverses compétitions auxquelles nous nous livrions, au gré de notre imagination, une sorte de pyramide des revanches, bien entendu destinée à faire durer le plaisir du jeu. La « belle » n’en était qu’une étape (la troisième, après la « revanche » stricto sensu), mais cela continuait ensuite. C’était encore plus sophistiqué qu’un protocole de duel ! Le plus étonnant est que chacune de ces étapes – dont l’ordre même était continuellement sujet de disputes – portait un nom. Impossible de m’en souvenir, malheureusement.
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